Des plats qui réussissent sur Instagram comme sains sans l’être
« Il faut que ce soit sain », vous dites-vous devant un bol de açaï plein de couleurs. Votre nutritionniste vous prévient : selon ce qu’il contient, il peut contenir autant de sucres libres que cinq verres de Coca Cola. C’est l’un des nombreux exemples de plats malsains sur Instagram, quel que soit le nombre de likes qu’ils accumulent. Mais beaucoup de poke bowls, de toasts ou presque tout desserts en forme ils échouent aux yeux des nutritionnistes. Nous parlons de cela et d’autres aspects de la confusion qui existe dans les réseaux avec le concept sain Toni Solà, nutritionniste, professeur de sciences et homme d’affaires, référence dans le domaine de la nutrition avancée et de la performance sportive.
Sain semble-t-il, mais déséquilibré
« Des plats comme pousserle toast en bonne santédes salades colorées ou bols d’açaï Ils peuvent véhiculer une image très saine. Mais selon les ingrédients et les quantités, Ils peuvent être trop caloriques et riches en sucres ajoutés. Et souvent pauvre en protéines et en fibres«. Quand les trois choses ne sont pas en même temps, il faut tout dire.
Parce que c’est la photo qui trompe et qui pousse aussi à manger davantage. «Le profil nutritionnel n’est pas toujours sain, même s’il le paraît sur la photo. Et le problème c’est que Penser qu’un plat est sain peut vous amener à manger plus que nécessaire. Il y a une tendance à croire que si je suis sain et que je mange le plus, je serai en meilleure santé, et cela ne fonctionne pas comme ça. Le plus important est que votre contexte global soit sain. On peut tomber dans le piège de penser qu’une mauvaise alimentation tout au long de la journée ou un excès de sédentarité seront compensés par la consommation d’un de ces plats », prévient l’expert.
Un ingrédient sain ne rend pas un plat sain
Des ingrédients séparés ne rendent pas une recette saine. C’est la principale raison pour laquelle il ne faut pas considérer certains plats que l’on voit sur Instagram comme sains. Solà le définit comme déséquilibre nutritionnel.
«Il ne s’agit pas d’ajouter ou de supprimer un ingrédient spécifique, mais de décompensation qui existe normalement entre les différents macronutriments.
Les cinq erreurs qui vivent sur Instagram
Solà énumère quelques-uns des péchés capitaux de la nutrition qui sévissent sur les réseaux sociaux :
1. Excès de glucides rapides : beaucoup de riz blanc, beaucoup de granola sucré, du pain blanc.
2. Sucres libres cachés : sirops, miel, dattes concassées, purées de fruits concentrées, nombreux toppings.
3. Excès de graisse : Crèmes de noix, toppings croquants.
4. Peu de protéines, ce qui est la clé d’une satiété durable.
5. Des petits légumes ou des fibres, ce qui réduit le volume global et la satiété.
« Tout cela fait que bien qu’il s’agisse de plats très appétissants, ils sont en réalité peu rassasiants et denses en énergie », conclut cette nutritionniste.
Et de cette façon, on obtiendrait des plats plus nutritifs et équilibrés.
La formule du succès consiste à « inclure toujours trois poignées de légumes et/ou de fruits entiers. Le protéine ajoutée Il doit être compris entre 120 et 150 grammes et mieux s’il provient de poisson, d’œufs, de tofu, de tempeh, de fruits de mer, de poulet, de yaourt grec, etc. Quant aux glucides, je recommande plusieurs options. Entre une demi-tasse et une tasse de riz complet, quinoa, pomme de terre, patate douce… ou, s’il s’agit de pain, ce doit être du levain de blé entier.
Le gras est important, mais en quantité suffisante. «Je suggère une ou deux cuillères à café de graisses saines : huile d’olive, noix ou graines. Et, très important, les sauces sont toujours séparéesà base d’huile d’olive, de yaourt nature ou de sauce soja faible en sel.
De la bombe calorique à la gourmandise saine
Solà montre son métier et transforme quatre propositions qui échoueraient aux yeux de tout nutritionniste en délices adaptés à un mode de vie sain.
– Pour un poké bowl équilibré. La recette serait une base de feuilles vertes avec une demi-tasse de riz brun ou de quinoa ; entre 120 et 150 grammes de saumon, thon, tofu, tempeh ou fruits de mer. Sur le dessus, des edamames, du concombre, du nori et un peu de mangue fraîche. La sauce, toujours séparée, peut être à base de soja peu salé et d’huile d’olive et/ou de citron.
– Si on préfère une salade complète. L’essentiel est qu’il s’agisse essentiellement de beaucoup de légumes variés (crus et cuits) avec une bonne source de protéines, par exemple une tasse de légumineuses ou 120 à 150 grammes de poulet, de poisson ou d’œufs avec une poignée de céréales complètes ou une tranche de pain complet. Le pansement ? Huile d’olive, vinaigre ou citron et herbes, en évitant toujours les sauces crémeuses ou les vinaigrettes sucrées.
– Le toast parfait. Il se compose d’une tranche de pain au levain de blé entier avec un demi avocat et une source de protéines comme un œuf, du fromage frais ou du saumon fumé. Vous pouvez toujours ajouter des légumes (tomate, roquette, concombre…) et mettre quelques graines dessus. Évitez les sauces commerciales.
– Un bol d’açaí qui n’est pas une bombe. Il a bien sûr la base sans sucre ajouté (açaí pur + fruit entier), une source de protéines qui peut être du yaourt grec naturel, du lait en poudre, du fromage blanc ou une poudre de protéine sans sucre ajouté. Comme garniture, des noix naturelles, des graines ou de la noix de coco râpée non sucrée. Il peut également s’agir de chocolat noir râpé. Évitez les granolas sucrés du commerce, le miel, les sirops ou les sucres.